Distillation de crise pour les vins médiocres
Publié le 02/07/2009 à 14:20 - Site : http://www.gentlemen-cavistes.com

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Malgré une récolte 2008 plus faible qu'à l’accoutumer, la France a demandé à l'union Européenne l'autorisation de procéder à une distillation de crise. 600 000 hectolitres de vins médiocres devraient ainsi être transformés en alcool brut pour être utilisés à des fins industrielles ou comme biocarburant.
Mais aussi ...
La récolte des vignobles 2008, selon le volume définitif donné le 26 mai dernier, s’élève à 42 millions d’hectolitres. C’est la plus petite vendange depuis 15 ans. Pourtant, sur ce volume, les professionnels envisagent d’en distiller 600 000 hectolitres (au maximum) pour libérer le marché de vins présentant des défauts de qualité.
La distillation de crise est effectivement prévue pour faire face aux cas exceptionnels de perturbation du marché et aux problèmes graves de qualité. Cette mesure a donc pour but de résorber les poches d'excédents et d'assurer la continuité des approvisionnements d'une récolte à l'autre. Elle est facultative pour les producteurs et peut être limitée à certaines catégories de vin ou à certaines zones de production. Ce qui est le cas puisque seuls les vins de table et vins de pays sont concernés par la demande de la France faite à l'union Européenne. Les grands crus et autres vins de qualité (du Saint Emilion au Chardonnay en passant par le pinot noir et autres AOC) ne finiront donc pas en biocarburant. Pas plus d'ailleurs que les vins blancs (gewurztraminer, Riesling, Muscadet...) qui ne sont pas non plus concernés.
Cette "distillation de crise" 2009 devrait ainsi permettre d'évacuer des stocks de produits peu qualitatifs et contribuer à redonner du dynamisme à des marchés très peu actifs à quelques semaines des vendanges.
En 2006 l'UE avait déjà autorisé la France et l'Italie à recourir à la distillation de crise pour écouler 5,6 millions d'hectolitres de surplus.










